lundi, 12 février 2007
la messe traditionnelle
Le Père : Le catéchisme en donne la signification suivante : “ la sainte messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus Christ, offert sur nos autels sous les espèces du pain et du vin, en mémoire du sacrifice de la Croix ”
Le Pèlerin : Mais quelle est l’utilité de ce sacrifice ?
Le Père : C’est une bien longue histoire : celle de l’homme, créature libre et intelligente, qui, par le péché se rebelle contre son créateur. Comme Dieu est parfait, le plus petit péché, du plus saint des hommes, lui apparaît comme un mal infini.
Le Pèlerin : C’est pour cela, que, pour réparer un mal infini, il faut un acte, lui même parfait et infini ?
Le Père : En effet, voici pourquoi Jésus Christ, fait homme, a voulu nous racheter par un sacrifice parfait, celui de la Croix.
Le Pèlerin : Mais qui obligeait Dieu à effectuer cet acte ?
Le Père : Mais personne ! Il s’agit d’un acte parfaitement gratuit, émanant d’une personne infiniment aimante !
Le Pèlerin : Parlez moi maintenant de la liturgie de la messe. Elle ressemble si peu au repas de la Cène.
Le Père : Au début, en effet, les tous premiers chrétiens se sont assemblés à la fin d’un repas pour la messe. Puis, des abus eurent lieu, et les chefs de l’Eglise, dont St Paul, durent réglementer la messe pour lui garder sa piété et le respect dû à Dieu. Ainsi, dès le IIIème siècle, la liturgie que nous connaissons était définie.
Le Pèlerin : Pourquoi dit-on la messe en latin ?
Le Père : Le latin ? Mais c’est notre langue maternelle, tout simplement. L’Eglise romaine est notre mère, elle veut rassembler tous ses enfants dans l’unité d’une même langue, quelle que soit leur nationalité. Le latin est le signe de notre unité. C’est ainsi depuis de nombreux siècles, et cela a été encore rappelé au Concile Vatican II (Constitution sur la liturgie).
Le Pèlerin : Mais qui comprend le latin aujourd’hui ?
Le Père : Et bien … Dieu tout d’abord ! N’est-ce pas l’essentiel, puisque c’est à lui que l’on, s’adresse ? Le missel offre les traductions de toutes les prières de la messe. Le latin a par ailleurs de nombreux autres avantages : une langue différente de nos langues, consacrée par un usage plus que millénaire, n’est-ce pas un langage sacré, plus apte à célébrer le culte divin qu’une langue banalisée par l’usage courant ?
Le Pèlerin : J’ai remarqué aussi que le prêtre nous tourne le dos à l’autel. Quelle en est la raison ?
Le Père : C’est tout simple, et c’est très beau. Dès les origines, les chrétiens se sont tournés vers l’Orient pour prier. Ils ont vu, en effet, dans le soleil levant, le symbole du Christ ressuscité, et de son retour à la fin des temps. On a donc naturellement construit les églises de telle manière que les fidèles et le prêtre à l’autel soient tournés vers l’Orient. De cette manière, nous sommes tous tournés vers Dieu.
Le Pèlerin : Et pourquoi communie-t-on à genoux ?
Le Père : Par la communion, nous recevons Dieu en nous. Un être immense, que l’univers ne saurait contenir, plus grand que tous les rois, créateur des galaxies et de l’infiniment petit ! N’est-ce pas la moindre des choses de lui marquer un peut de respect ? C’est pourquoi, seul le prêtre dont les mains ont été consacrées, a le droit de le toucher de ses mains.
Le Pèlerin : Comment suivre la messe dans un missel ?
Le Père : un missel est composé de trois grandes parties :
- Le Temporal : ce sont les textes propres aux dimanches et jours de fête
- Le Sanctoral : ce sont les textes propres aux autres jours de l’année, chaque jour étant dédié à un saint.
- Le Commun : ce sont les textes communs à toutes les messes : le Kyriale (Kyrie, Gloria, Sanctus et Agnus Dei) et d’autres textes (Credo, Pater et bien sûr le Canon). Pour suivre la messe dans son missel, il faut donc suivre le commun, puis, sauter aux textes du jour lorsqu’il y a lieu (Epître, Evangile, Offertoire …). C’est un exercice un peu difficile au début, mais on prend vite l’habitude !
Le Pèlerin : Je sens qu’il me reste beaucoup de rites à découvrir, beaucoup de mystères à approfondir, beaucoup de textes à méditer. Par quoi commencer ?
Le Père : Eh bien, vivez au rythme de l’Eglise : allez à la messe chaque dimanche, mais aussi en semaine pour apprécier la liturgie de chaque jour. Ménagez vous des instants de silence et de recueillement pour lire votre missel, votre catéchisme. Oui, vivez au rythme de Dieu et de sa belle liturgie traditionnelle !
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vendredi, 09 février 2007
la Charte de l'association
"CHRETIENTE - TRADITION - MISSION"
1 - L'association Notre-Dame de Chrétienté, régie par la loi de 1901, a pour objet de promouvoir la chrétienté entendue comme la réalisation, dans la vie de la cité, de la "royauté du Christ sur toute la création et, en particulier, sur les sociétés humaines" (C.E.C N°2105). Son moyen d'action principal est l'organisation d'un pèlerinage vers Notre-Dame de Chartres, chaque année à la Pentecôte, selon la tradition reprise par Charles Péguy et réactivée depuis 1983 dans l'esprit d'Henri et André Charlier.
2 - L'association est catholique et dirigée par des laïcs assistés d'un aumônier. Elle est libre de toute appartenance politique.
3 - Le pèlerinage est marial et missionnaire. Il cherche à rassembler tous ceux qu'anime le désir de promouvoir le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ. Seul, celui-ci offre un cadre de vie permettant à chaque homme de s'épanouir conformément à sa vocation d'enfant de Dieu. C'est dans cet esprit que chaque pèlerin est invité :
- pendant le pèlerinage, à approfondir, découvrir ou redécouvrir toutes les dimensions de la Foi catholique et de son incarnation nécessaire dans la cité.
- au-delà du pèlerinage, à participer aux diverses initiatives temporelles en vue de "tout instaurer dans le Christ" (Saint Pie X), selon ses capacités et sa propre situation.
4 - Dans une fidélité totale au Saint Siège, les organisateurs du pèlerinage se réfèrent à l'enseignement constant de l'Eglise. Ils traduisent leur attachement à la Tradition sous toutes ses formes, en particulier doctrinales, liturgiques et sacramentelles, par l'utilisation du rit tridentin, tel qu'il a été codifié dans les livres liturgiques de 1962, dont l'usage a été confirmé par le Motu proprio Ecclesia Dei adflicta du 2 juillet 1988. Ils demandent aux prêtres qui les accompagnent, pendant le pèlerinage et au cours des différentes activités préparatoires, de respecter ce choix.
5 - La participation au pèlerinage se fait obligatoirement au sein de chapitres officiellement reconnus et autorisés. Ceux-ci sont encouragés à conserver une vie propre en dehors du pèlerinage. Ils doivent partager son élan missionnaire.
6 - Les organisateurs et les chefs de chapitre adhèrent à toutes les dispositions de la présente charte et préparent le pèlerinage par un travail approfondi. Celui-ci est pour eux l'occasion, par l'étude et la prière, de renforcer leur union et d'accroître leur amour de l'Eglise.
7 - Les membres de Notre-Dame de Chrétienté savent qu'ils ne sont que des instruments entre les mains de la Providence. Ils déposent leurs efforts aux pieds de Notre Dame et mettent en Elle toute leur espérance. C'est dans cet esprit qu'ils s'attachent à répandre la consécration à Marie et la récitation quotidienne du chapelet, afin que par Elle, toutes les âmes, les familles et les nations soient gagnées à Jésus.
8 Janvier 2000
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mercredi, 07 février 2007
le silence du Canon
En 1978, au grand ennui de plus d'un liturgiste, j'ai déclaré qu'il n'y avait rien d'obligatoire à ce que le Canon soit toujours récité en entier à haute voix. Après mûres réflexions, je maintiens ce point de vue et reprends cette thèse, dans l'espoir que, vingt ans après, elle sera peut-être mieux comprise. Entre-temps les liturgistes allemands, dans leur préoccupation à réformer le Missel romain, ont admis explicitement que le Canon, le point culminant de la Messe, était en crise. La réforme liturgique a tenté dans un premier temps d'y remédier en inventant constamment de nouvelles prières eucharistiques – avec pour seul résultat de s'enfoncer toujours plus avant dans la banalité. La multiplication des mots n'ajoute rien, c’est d'ailleurs devenu par trop évident. Les liturgistes proposent maintenant toutes sortes d'interventions, avec sans doute des éléments dignes d'être pris en considération. Mais, pour autant que j’en puisse juger, ils sont toujours réfractaires à la possibilité que le silence lui aussi, que précisément le silence, puisse souder la communauté devant Dieu. Ce n'est certes pas un hasard si très tôt déjà, à Jérusalem, certaines parties du Canon étaient priées en silence, et qu'en Occident la récitation silencieuse du Canon, en partie couverte par le chant méditatif, est devenue la norme. C'est se rendre la tâche par trop facile que de balayer tout cela comme résultat de malentendus. I1 n'est pas vrai qu'il faille réciter à haute voix l’intégralité de la prière eucharistique pour obtenir la participation de tous à cet acte central de la Messe.
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