« les photos du pélé 2008 | Page d'accueil | la Prudence »

jeudi, 15 mai 2008

La Force

La force, nature et exemple

Dimanche – début d’après-midi

 

 

La force est une des quatre vertus cardinales, c'est-à-dire une des vertus principales qu’un homme doit pratiquer. Le mot vient du latin fortis, courageux, qui nous donne le programme de cette vertu. La force est une fermeté de l’âme, une constance dans la poursuite du bien. « Elle affermit la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale. La vertu de force rend capable de vaincre la peur, même de la mort, d’affronter les épreuves et les persécutions. Elle dispose à aller jusqu’au renoncement et au sacrifice de sa vie pour défendre une juste cause » (CEC §1808)

 

La force est donc cette vertu qui limite l’audace et supprime la crainte, les deux vices opposés, les gouffres entourant la cime. Pourquoi ? car une audace téméraire n’est plus une sainte audace, mais un comportement de fanfaron, une ruse de l’orgueil, une intempérance et un risque malsain. Et de l’autre côté, la crainte, la petite crainte du tiède, du modéré, qui n’engage rien, ne fait rien, attend que tout se passe, ou trouve toujours de bonnes raisons pour ne pas faire ce que le Christ attend de lui.

 

La force n’est pas la violence des révolutionnaires, ni la mollesse des libéraux, elle est la jeunesse des chrétiens. « Soyez forts et tenez bon, ne craignez pas et ne tremblez pas devant eux, car c’est le Seigneur ton Dieu qui marche avec toi ; il ne te délaissera pas et ne t’abandonnera pas » (Deut. 31, 6)

 

Cet appel divin parsème les Ecritures : Dieu visite Abraham : ne crains pas ! Joseph hésite à prendre Marie chez lui, ne crains pas ! Saint Paul est emprisonné pour avoir annoncé l’Evangile, le Seigneur lui apparaît : sois sans crainte, continue de parler, ne te tais pas, car je suis avec toi ! Car c’est un des sept dons du Saint Esprit, une disposition infuse par Dieu dans notre âme au jour de la confirmation, qui nous pousse à imiter davantage Notre Seigneur. Telle est la prière de Judith avant de délivrer son peuple de la tyrannie d’Holopherne : « Rends-moi forte en ce jour, Seigneur ».

 

 

Cette vertu consiste à entreprendre et exécuter des choses difficiles. Car sur le chemin de la vertu et de la perfection, les obstacles se dresseront nombreux au-dessus de nous. Mais ce cri résonne au loin : N’ayez pas peur !

Le Christ nous appelle à prendre les devants, duc in altum, à faire courageusement ce que mille fausses raisons voudraient nous empêcher de faire : notre salut. Cet acte de force suppose de la décision, pour se résoudre rapidement à faire son devoir d’état, et du courage, de la générosité, pour faire des actes proportionnés aux difficultés qui se présentent.

 

N’opposons pas à cela notre petitesse, notre faiblesse, le Christ nous a déjà répondu : Ma grâce te suffit. Ma force se déploie dans ta faiblesse.

 

C’est une vertu pour faire des hommes et des femmes, des vrais, des pèlerins, des chrétiens : l’Evangile loue la femme forte et recommande la sagesse de l’homme fort. Mais il rejette les mous, les timorés, les pusillanimes, les pleutres, les couards et les poltrons. Souvenez vous que Dieu vomit les tièdes. Saint Paul nous le dit d’une autre manière : agissez en hommes, soyez forts. (I Co 16,13)

 

            Quels sont donc ces hommes forts qui possèdent cette vertu ? En premier lieu ce sont les martyrs. Comme le dit saint Thomas « le martyre est un acte de vertu par lequel on reste inébranlable dans la justice et la vérité contre les attaques des persécuteurs. Il appartient à l’acte de force ». C’est ce que nous voyons dans cette foule innombrable des martyrs flagellés, brûlés, sciés, torturés qui n’ont pas prévariqué, mais qui sont restés fidèles à Dieu. Pensons aux Vendéens, aux Cristeros, aux victimes du communisme et de l’islam… plutôt mort que rouge, plutôt mort que corrompu ou souillé. Pensons aussi aux martyrs de la pureté, préférant l’honneur d’un corps chaste à la vie facile du vice et de la débauche… voyons se dresser devant vous les fières images des vierges pures, de sainte Agathe, de sainte Lucie ou d’Anne-Lorraine

 

 

Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,
à vous servir comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,
à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser sans attendre
d'autre récompense que celle de savoir
que nous faisons votre Sainte Volonté.
Amen.

Ecrire un commentaire