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jeudi, 15 mai 2008
la Tempérance
La vertu de tempérance : nature et exemples :
Lundi début matinée
La tempérance fait partie des quatre vertus cardinales, à savoir: la prudence, la justice, la force, et la tempérance, et desquelles toute vertu morale découle.
Il faut donc rappeler ce qu’est une vertu : le catéchisme de l’Eglise Catholique nous dit que « c’est une disposition habituelle et ferme à faire le bien », et « le but d’une vie vertueuse consiste à devenir semblable à Dieu », nous dit Saint Grégoire.
Il faut donc être, ou plutôt essayer d’être, tempérant.
Mais qu’est-ce que la tempérance ?
C’est ce qui modère notre ardeur pour le plaisir et le subordonne à la loi du devoir.
Elle concerne en particulier les deux grandes fonctions de la vie naturelle : la nutrition et la reproduction. Nous savons en effet qu’à ses deux fonctions est attaché un certain plaisir, honnête en soi quand il est lié à une fin honnête réglée par les prescriptions de la raison et de la foi. Mais souvent, l’ordre de la fin et des moyens peut s’inverser dans notre esprit, et au lieu, par exemple de manger pour vivre, nous pouvons facilement vivre pour manger.
Pourtant manger est bon en soi, mais manger trop, ou trop peu, ou à des moments indus enlèvent la bonté de l’acte et le transforme en un acte mauvais. C’est pourquoi la vertu de tempérance nous aide à modérer l’usage des choses bonnes en soi, de manière à se préserver des excès si facilement atteints.
C’est cette mortification qui nous demande par exemple de ne pas boire jusqu’à l’extrême limite raisonnable (avant de tomber dans l’ivresse) ou encore de ne pas nous laisser aller à manger « quand il nous plaît » sans aucune règle, mais au contraire à essayer de nous réguler (ne pas manger entre les repas par exemple).
La tempérance ce n’est pas seulement un idéal lointain à atteindre, la tempérance ca doit se vivre au quotidien et dans tous les domaines. Cette tempérance doit souvent passer par des efforts et par une certaine mortification qui nous aide à bien garder le contrôle de la raison sur nos passions.
Tout cela afin de mieux contrôler nos désirs, pour que l’esprit soit maître de la chair, et non l’inverse. De la même manière, une mortification de la curiosité, de la vue (TV, internet, radio, affiches publicitaires…), de l’imagination et de nos conversations est bien nécessaire pour se protéger contre les péchés entravant la pureté du cœur et la chasteté. Il s’agit là encore de s’assurer que nos passions soient guidées par la raison. Car comme nous mettait en garde le Saint Curé d’Ars, la majorité des âmes en enfer, y sont à cause de péchés contre la pureté… Cela devrait nous faire réfléchir! Soyons donc tempérant, et très strict avec nous même, avec notre corps.
De plus celui qui n’a pas la tempérance ne sait pas ce qu’est l’amour proprement humain. L’amour véritable ne peut pas diminuer : il ne peut que grandir, et par la vertu de tempérance il est élancé, il reste jeune.
La vertu de tempérance fait que la personne devient profonde et belle, et que sa beauté ne cesse de grandir.
Il faut demander à Dieu son aide, par une prière persévérante, pour qu’il conserve en nos âmes ces vertus dont nous avons tant besoin.
23:09 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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